Des airs irlandais, des vautours et du scandaleux

Par Mona :: dimanche 03 février 2008 à 21:44 :: Taverne et blabla Outremeriens

Musique de semi-circonstance :
Star of the County Down (Par contre je sais pas qui est l'auteur de base)
(Radioblog est tombé en rade, Deezer, c'est nul... Du coup, j'suis allée pêcher sur Youtube)

Plantons le décor. Un gymnase, transformé pour l'occasion en salle des fêtes. Tout autour, des tables qui seront futurement garnies de mets exquis. Au centre, des centaines et des centaines de personnes. Des vieux, surtout. Venus là rien que pour la bouffe. Et puis, contre l'un des murs, une estrade. Et sur l'estrade, un orchestre. Et dans l'orchestre, une Mona.

On était donc là, à jouer pour les voeux du maire. Enfin, plus exactement, à servir de décor et faire genre y'a un orchestre pour les voeux du maire. Pasque, soyons honnêtes, les seuls qui nous écoutaient, c'est nos familles et nos amis.
On enchaînait donc les airs Irlandais, avec plus ou moins de fausses notes. Heureusement qu'on venait de répéter. Personnellement, je suis allée à deux répétitions en tout et pour tout, et fallait pas que je compte sur mon voisin de pupitre pour m'aider.
- Y'a des fausses notes dans les basses!
(Moi, montrant le deuxième violoncelle) : - C'est lui!
(Le deuxième violoncelle) : - Tu manques pas d'air!
Fous rires. Et puis gros délires avec le directeur de l'école de musique venu nous accompagner avec son cor.
(Moi) - Ah merci pour les "Très bien" à l'examen technique!
- Mais je t'en prie!
(Il fait tomber ses partitions, je les ramasse)
(Moi) - Bon, la prochaine fois, tu me mets que des "Très très très bien", hein!
Y'a pas à dire, on s'amuse bien, nous, dans notre coin.

M'enfin, c'était plutôt pas mal dans l'ensemble. Et puis jouer du cello ça me donne toujours le sourire aux lèvres.

Vient l'heure du discours, blabla. La ville a l'honneur de décerner la médaille de bronze à Machin pour son dévouement nya nya nya. Et puis ils ont remis des chèques à ceux qui ont eu leur bac (Respectivement 150€, 300€ et 750€ pour les mentions AB, B et TP). C'est scandaleux, ça existait pas à mon époque! Et blabla, merci à Truc et à Bidule.
(Bon, il a bientôt fini?).
Et je décerne la médaille de bronze à Monsieur Tartampion pour ses sculptures de fleurs. Et blablabla, et vas y que je sers les mains, et que je dise merci et que je pleure devant la caméra.
Et le miraculeux "Je vous souhaite une bonne année 2008!" arrive. Ca, c'était le signal. Les ruées ont commencé. Un vrai champ de bataille. Des vrais vautours qui se précipitaient autour des tables de bouffe. Et ceux qui arrivaient devant n'en délogeaient pas.

La première fois qu'on a joué aux voeux du maire, on s'était fait couillonner jusqu'au trognon. Le temps de ranger nos instruments et de revenir vers le buffet, il n'y avait plus rien. Du coup on avait gueulé, et les années suivantes, on avait eu nos petits plateaux réservés en cuisine (Enfin quand je dis cuisine, c'est la salle de judo transformée pour l'occasion... Rien ne se perd, tout se transforme). Mais faut voir la gueule du plateau : Morceaux limités en choix et en quantité. Comme chaque année, on a râlé en disant que c'était scandaleux. Ils privilégient les futurs électeurs, et nous le pauvre p'tit orchestre de merde, on a des vieux machins.
(C'était juste pour le plaisir de me plaindre... pasque faut que je vous dise, les pompiers, eux, n'avaient que des vulgaires sandwichs jambon OU beurre. Même pas les deux. Scandaleux, je vous dis.)
J'ai voulu chiper des macarons dans la salle (pasque Mona et les macarons, c'est un peu comme un écureuil et une noisette), mais y'avait PLUS RIEN. En dix minutes, tout avait été englouti. Des charognards, je vous dis.

Quoiqu'il en soit, ce fut une petite soirée sympa, malgré mon ventre qui gargouillait de n'avoir englouti que peu de ces mets exquis préparés avec soin...

(Et mes cheveux sont même plus de la couleur de mon violoncelle... C'est une catastrophe!)

Un p'tit trou, un p'tit trou, encore un p'tit trou...

Par Mona :: samedi 26 janvier 2008 à 18:20 :: Taverne et blabla Outremeriens


Musique de non-circonstance : Luscious Jackson - Naked Eye
(C'est pas la version de Luscious Jackson que je connais, la mienne est plusse mieux) (mais ça n'empêche pas que Luscious Jackson, ça claque!)

La première fois que j'ai mis les pieds chez un tatoueur, j'étais pas franchement à l'aise. En plusse, j'y étais allée toute seule. Imaginez donc une pauvre petite Mona paumée au milieu des gros baraqués tous tatoués de partout avec des biceps décorés de coeurs dédiés à leur môman "pour la vie".
Bref, j'avais été contente du résultat, le mec avait bien fait son boulot, mais je m'étais dit que je n'y remettrai pas les pieds de sitôt.
[Enfin je dis ça, mais j'ai bien l'intention de me faire un deuxième tatouage un jour...]

Tu parles, Charles.
Jeudi, je suis retournée chez mon tatoueur-pierceur. Et hop, j'en suis ressortie avec un magnifique 3ème trou à l'oreille droite. Pasque ça fait plus de trois ans que j'en arborait un faux, qu'en plus j'avais le moral en berne (ben oui, c'est bien connu, se faire des trous, ça remonte le moral), et que c'était l'occasion puisque j'étais dans le coin...

Le pierceur se souvenait de m'avoir déjà vu. Soit il a bonne mémoire, pasque ça fait longtemps quand même, soit je suis unique et mémorable.
Bref. Du coup, c'est bien, ça nous a fait plein de conversation.

A ma gauche, une nana qui se faisait tatouer une fraise (sic!) sur la cheville avec un tatoueur que j'avais jamais vu. A ma gauche un peu moins loin, une aiguille de 1cm de diamètre qui m'aurait horrifiée si c'était pas pour la bonne cause. Toujours à ma gauche, penchée sur moi, une apprentie-pierceuse qui se pliait à mes exigences avec son feutre.
"Trop haut. Trop bas. Ben, j'préfèrerais encore un peu plus bas...".
A ma droite, le pierceur.

Bon, je dois dire que c'était assez comique. La conversation entre les deux c'était du genre étudiant en médecine avec son interne.
- T'oublie rien?
- Euh...
* "L'interne" attrape une lampe et me la met sur l'oreille *
- Là, c'est direct sur un vaisseau...
* Se rappelle l'hémorragie avec maman Mona *

Hop rebelotte.
"Trop haut. Trop bas. Ah, parfait! *

- Bon, tu fais comme si t'allais le faire. Montre-moi tes gestes.
- Tu te sens à l'aise?
- Euh, non...
- Bon, je te montre.

Un vrai cobaye.

Bon, sinon pour ceux qui éventuellement se demanderaient, un trou sur le cartilage, ben ça fait plusse mal que sur le lobe. :/

Le soir, chez moi. Papa Mona :
- T'as pas encore assez de trous?
- Ben, si, maintenant, c'est bon... :D

Ceci dit... J'ai une belle oreille droite :)

Mona s'en va t'en guerre

Par Mona :: vendredi 18 janvier 2008 à 0:56 :: Taverne et blabla Outremeriens

[Dépêche datée d'il y a une semaine, qui s'est perdue dans un quelconque désert aride]

Musique de circonstance : Kanye West - Jesus walks with me (BO "Jarhead")
('Scusez, je continue dans mes goûts douteux)

Le conflit était imminent. Trois armées furent amenées à s'affronter. Dans la haine, avec la peur au ventre, et dans un lieu hostile.

La première, les Steaks Sanguinolents [plusse Sanguinolents que Steaks], étaient repérables à leur armure rouge bien pétante.
- Leurs points forts : Ce rouge bien pétant, justement. Cette armée de redoutables snippers.
- Leur point faible : Leur sous-effectif.


La deuxième, les Brutaux Brocolis [plusse Brutaux que Brocolis], étaient plus ou moins repérables à leur armure couleur purée d'épinard.
- Leur point fort : Balèzes, très balèzes. Sûrement des soldats expérimentés formés à la dure.
- Leur point faible : Ce vert qui, justement, n'était pas assez vert.


La troisième, les Puissants Poussins [plusse Poussins que Puissants] étaient plus ou moins repérables à leur armure couleur canari.
- Leur point fort : Leur capacité à gueuler "Jauneeee, je suis jauneeeee!"
- Leurs points faibles : Ce jaune qui ressemblait vaguement à une purée d'épinard. Ces loupiotes clignotantes rajoutées rouges ou vertes. Et surtout, le soldat Van de Kamp qui a ramené sa poisse dans les rangs des valeureux soldats.

Plantons le décor. Du brouillard, des lumières à moitié pétées qui clignotent sans arrêt et qui nous stressent. Une musique flippante façon jeux vidéos qui trotte dans la tête. Des recoins sombres, des dédales, des ruelles, des labyrinthes sans fin, des endroits où l'on peut à peine se planquer.
Ca vire rapidement au carnage. "Vous êtes blessée, votre arme est désactivée". Je sais que je suis blessée, connasse, pas la peine de me le rappeler. Nos ennemis, sans pitié, qui s'acharnent sur nous jusqu'à ce qu'on soit bien crevés en bonne et due forme. Et puis cette incapacité à discerner un brocoli d'un poussin, autrement que par "Z'êtes vert ou jaune?". S'il est jaune, c'est cool, vous avez retrouvé un allié dans ce beau merdier, et vous avancez en crabe par deux. S'il est vert, il vous tirera forcément dessus, et vous vous sentirez trahi bien comme il faut. Et alors que vous agoniserez, vous regretterez de n'avoir pas pu répliquer.

Les gens, si j'ai été soldat dans une autre vie, j'ai dû mourir le premier jour... Pas forcément pasque je suis mauvaise tireuse (après tout, j'étais douée en tir à l'arc!), mais pasque... j'ai la poisse. "-_-

Petit résumé :
- J'ai tiré pendant 15 minutes dans le vide, puisque ma putain d'arme était pas branchée. Et toutes les trente secondes, le fil de connexion se barrait. Putain de matos...
- Un cher soldat purée d'épinard m'a quand même montré pourquoi mes tirs ne marchaient pas. Grâce à lui, j'ai évité d'avoir un score nul pour "les gens touchés".
- J'ai touché personne de mon équipe. Allez savoir pourquoi j'ai eu un score négatif...
- Les rouges étaient pas fair-play. J'avais beau gueuler "Bordel, regardez mes cheveux, vous voyez bien que je suis avec vous!!", y'en a certains qui se sont grave acharnés sur ma pauvre carcasse.
- Evidemment, je suis arrivée 21ème... sur 21 :'( J'le méritais même pas, c'est pas juste! Et je suis grave dégoûtée. D'accord c'est qu'un laser, mais quand même... C'est un peu la loose :/

Les choses à retenir :
- Vérifier toutes les dix secondes que son arme est bien branchée.
- Insister pour avoir les armures rouges, quitte à assommer celui qui les fournit.
- Squatter les hauteurs. Y'a pas à dire, snipper, c'est un chouette métier.
- Sympathiser avec l'ennemi.
- Savoir hurler "Je suis jauneeeee" rapidement pour éviter de se faire assassiner par un allié.
- Et surtout... Refuser les soldats Van de Kamp dans sa propre armée... :D

La prochaine fois, ça va laserifier (cherchez pas, c'est pas dans le dico) violemment. Naméo.



[HS, en passant]

J'ai 15 nouveaux noms sur ma liste de gens vexants. Et Monsieur Psychose est définitivement le plus gros des connards et la pire rencontre que j'ai pu faire.

Si quelqu'un gueule dans le RER à un pauvre gars "C'est ta mère qui t'a fait naître", censé être une insulte, au milieu des "enculés", "sale négro" et autres mots doux, vous réagissez comment? Nan, pasque moi j'ai pas pu m'empêcher de déclarer avec un ton des plus naturels "C'est sûr que ça peut pas être sa soeur qui l'a fait naître...".
Un jour, faudra que j'apprenne à fermer ma grande gueule.

Et sinon, pourquoi dans les bars irlandais, je reste la seule rouquine? :/

 [/HS, en passant]

Mais non, tu n'es pas foutue...

Par Mona :: mercredi 16 janvier 2008 à 20:10 :: Taverne et blabla Outremeriens



Musique de circonstance : Flipsyde - Happy Birthday
(Oui, j'assume mes goûts de merde)

Y'a tout juste 22 ans, une femme a failli accoucher sur l'autoroute. Elle se tordait de douleur en hurlant à son mari d'appuyer sur le champignon. Ce jour là, il y aurait pu y avoir 3 morts et un orphelin, tout ça pasqu'un bébé était pressé de sortir. S'il savait, ce con, il aurait mieux fait de rester là où il était.

16 janvier 1986, 20H10. Un horrible petit bébé joufflu a pointé son nez quelque part dans un hôpital parisien qui maintenant n'existe plus.

22 ans. Putain, je suis vieille.
Bientôt, je regarderai Derrick, puis je m'endormirai devant "Des chiffres et des lettres", avec un filet de bave sur le côté de la bouche. Je jouerai au Scrabble avec ma voisine Germaine et on parlera de nos rhumatismes en regardant "Questions pour un champion".

C'est mon anniversaire, et j'épluche des oignons. En masse.
Bordel. :/





(Remerciez-moi, je vous épargne celle où je montre ma culotte)

Edit : Ah oui, au fait, si vous avez tapé "Fille nue tétanisée" pour arriver ici, c'est le moment de vous rincer l'oeil.  Ouais, ben... fallait préciser, hein.

Des trains, des vomissements, des choucroutes melba, du vent, des sms, des insomnies et du twist in my sobriety

Par Mona :: samedi 05 janvier 2008 à 18:14 :: Taverne et blabla Outremeriens


Musique de circonstance (Elle est pour toi, Pik!) :

Tanita Tikaram - Twist In My Sobriety

Ces derniers jours furent... riches en émotions. J'aimerais pouvoir tout décrire, histoire de me souvenir de ces bons moments, mais l'inspiration ne vient pas. Je n'arrive pas à ordonner mes pensées, ni à ajuster mes phrases.
Quoiqu'il en soit, j'ai passé un bon Nouvel An. Vraiment.

Bizarrement, tout avait pourtant mal commencé.

Samedi 29. Les pensées toujours obnubilées par une seule et même personne. Et l'envie de fuir, loin, loin, loin.
Dans le train, je me suis farcie une bonne femme qui puait la clope, au lieu d'avoir un beau mâle célibataire comme compagnon de voyage. J'avais heureusement mon portable, fidèle compagnon en cas de baisse de moral. Je faisais chier ma voisine à chaque fois que celui-ci vibrait en annonçant un SMS, et lorsque je pianotais une réponse à ses expéditeurs.

Dimanche 30. Réveillée à 6H après une courte nuit. Impossible de me rendormir. Et les larmes coulaient, alors que tout le monde dormait. Mes pensées sont confuses sur ce qu'il s'est passé ce jour là dans ma tête. Je sais juste que j'avais la ferme intention de mettre fin à mes jours en revenant sur Paris. J'ai toujours été habile pour masquer ce genre de trucs glauques qui me traversent la tête, et j'imagine aisément que personne ne s'en est rendu compte.

Après, tout s'est arrangé. Les jeux, les rires, la préparation du repas, les sorties, les restos, le Nouvel An, la bonne humeur, etc... ont fini par surpasser mes préoccupations. Mes insomnies ne m'ont pas quittée, je m'écroulais d'ailleurs parfois comme une masse et je faisais la sieste dans l'après-midi, mais je me suis sentie revivre.

Ca faisait aussi tellement longtemps que je n'avais pas autant mangé (pourtant sans excès), que ce qui devait arriver arriva : Mon estomac n'a pas supporté de truc qu'on appelle nourriture. Au final, je n'ai pas peut être pas pris un gramme, mais j'ai retrouvé depuis un semblant d'appétit. Y'a du progrès.
Prochaine étape : Retrouver mes 57 kilos et mon 90C qui a lamentablement rétréci d'une taille. Faudra m'expliquer d'ailleurs pourquoi on perd toujours les formes qu'il faut pas quand on perd du poids... :/
(Thin, no comment stp :D)

Bref. Fin du séjour, bla bla. Retour à la gare pour Paris.
N'ayant pas pu échanger mon billet, j'ai du poireauter 3H dans le vent, les courants d'air, les mômes braillards et les engueulades entre une boulangère et un client. Des personnes attentionnées me tenaient compagnie par SMS interposés. Et le dernier "Psychologies" aussi. "Devenir soi en mieux"... Je sais pas pourquoi je continue d'acheter ce truc qui n'a d'attirant que les gros titres.

Voiture 17, place 107.
- Hum... 'scusez-moi...
- Vous êtes là?
- Ouais...

Celui qui m'avait piqué ma place a délogé. Et je me suis effondrée sur mon fauteuil. Mon voisin de la place 106, n'ayant plus son compagnon de voyage à qui parler a décidé de faire de moi sa nouvelle interlocutrice. Ca m'a saoulé au départ, mais au final, il était plutôt cool. Et puis je me suis endormie comme une masse. Le voyage s'est passé rapidement, puisque quand j'ai ouvert les yeux, on était arrivés.

Je suis rentrée chez moi vers minuit, et j'ai eu le compte-rendu du Nouvel an de la famille. Bien entendu, la conversation était plus ou moins centrée sur la copine de mon frangin. Et puis maman Mona m'a dit qu'elle était sympa mais qu'il y avait un problème, avec des yeux brillants de larmes contenues.

- Euh, pourquoi? C'est un mec? Elle est mineure? Elle est mariée avec des gosses? Elle pèse 300 kilos? Elle veut changer de sexe? Elle va mourir? ...
- Et bien, quand elle avait ton âge, il avait 6 ans...

Rapide calcul mental. Ah ouais, quand même. Putain. Elle pourrait presque être sa mère...

Bref... Après ces quelques jours, je me sens mieux. Et même si je n'ai pas eu de SMS de Monsieur Psychose me souhaitant une bonne année (ce qui n'est pas plus mal, de toutes façons, je ne lui aurais pas répondu...), même si mes insomnies ont repris comme autrefois, et même si j'ai attrapé la crève, je m'efforce de voir les choses de manière positive. Cette année, ce sera une bonne année. J'ai décidé.

Voilà, maintenant, c'est l'heure de faire le point.

Cette année 2007 fut, il faut bien l'avouer, la pire année depuis que je suis née. Et de loin, devrais-je dire. Je suis allée de déceptions en déceptions, de relations foireuses en relations foireuses, d'échecs en échecs. Ma vie sentimentale fut le zéro absolu, le néant total, et même pas la moindre histoire de cul à raconter. Sans parler de Monsieur Psychose qui a fait de ma vie un bordel absolu. J'ai goûté à la dépression, une vraie de vraie qui fait chialer à longueur de journées et qui donne envie de sauter sous un RER. Certaines de mes relations se sont défaites, d'autres sont arrivées. Ce fut l'année des remises en question, de pertes de confiance, d'humiliations en tout genre.

Pour les choses positives qui me sont arrivées, je dois déjà mentionner ce blog et mes merveilleux lecteurs (oui, toutafé!). Je ne vous ai pas dit que j'ai tenu un blog quelques temps en parallèle. Où je parlais de choses bien plus graves que ce que j'évoque sur ce blog dans mes complaintes. Le vrai moi profond qui s'exprimait. Ce fut une lamentable erreur et il n'a pas fait long feu. Je me suis rendue compte qu'il y avait des limites à l'exorcisation et que certaines choses étaient bien mieux enfouies au fin fond de mon être dans l'espoir d'être oubliées un jour. Ce deuxième blog a dépassé les mots, et fut l'une des pires conneries de ma vie (rien que ça). Bref, j'ai réalisé que celui-là était amplement suffisant, et que je ne devrais jamais dépasser certaines limites.

Maintenant, je me dis que 2008 ne peut pas être pire (quoique j'avais déjà dit ça en 2006...). Je devrais avoir un boulot courant janvier. Un truc qui devrait me plaire, à priori. Qui dit boulot dit sou-sous et qui dit sou-sous dit appart.
Ensuite je passerai en mode 'reconstruction' et en mode 'projets'. Les z'amours, l'étranger, les études, mes psychoses, toussa toussa... Sûr que ça ne se passera pas sans heurt et sans larmes. Dur de remonter à la surface quand on eu l'impression de tomber dans un puits sans fin. Je ne sais pas de quoi sera fait l'avenir, et d'ailleurs je ne préfère pas le savoir. J'espère juste que cette nouvelle année sera un peu plus glorieuse et que j'arriverai à tirer un trait définitif sur mon passé.

Voilà, et pour ce qui est des bonnes résolutions, certaines personnes bien intentionnées se sont chargées d'en rédiger pour moi. Je cite :
1) Cesser de vider des glandes lacrymales à grand coup de fleuves salés, les services des eaux parisiens craignent un débordement de la Seine...
2) Trouver un Apollon, parce y'a pas de raison.
3) Me réconcilier avec le boulot.
4) Me réconcilier avec moi-même.
Et je rajouterai :
5) Arrêter de psychoser
Et surtout...
6) Tenir au moins deux résolutions. :/
Et concernant ce blog, oui je vais l'écrire cet article sur la grognasse blonde et accessoirement je vais arrêter de changer de design tous les deux jours... :p

Sur ce... bonne nouvelle année à tous! :)
Sauf si vous êtes bête et méchant ou si vous avez tapé "histoires de cul" dans Google pour arriver ici.